Exotica, Erotica, etc., un voyage onirique dans le monde des marins

Cuvée 2016 du festival du film de fesse, le film d'Evangelina Kranioti est sans conteste un enchantement pour les yeux et les oreilles. Alors que je m’attendais à un film pornographique, je fus agréablement surprise par cet objet cinématographique non identifié très pudique et subtil. Il débute par une série d’images d’un porte-contenaires voguant sur de l’eau omniprésente. D’un esthétisme léché et effrayant, le gigantisme de l’océan mis en parallèle avec celui du navire permet de comprendre l’humilité du marin, son état d’esprit, sa philosophie. D’ailleurs, une voix off masculine met des mots sur notre ressenti. Une voix de femme que l’on devine âgée nous parle de son amour pour les marins,

Lunes de Fiel ou la dissection d'une relation de couple

C'est une oeuvre de Roman Polanski de 1992 qui fleure bon les années 80. Le film dissèque une relation amoureuse et aborde de ce fait une multitude de sujets : la description du leurre de la NRE (new relation-ship energy) La relation daddy play / pygmalion qui vire pervers narcissique Les jeux de créativités sexuelles pour pimenter une passion sexuelle en berne Le sadisme de l’un envers l’autre qui grandit avec l’étiolement du sentiment amoureux Les jeux de voyeurisme /exhibitionnisme On aime moins la fin du film, le look des personnages (le style année 80 fut une grosse faute de goût universelle, je suis défavorable à sa réhabilitation) et la dose de machisme normatif qui peut rendre le fil

Le Kinky Salon, shortbus s’installe à Paris

Samedi 11 juin dernier, avait lieu la deuxième édition du Kinky Salon (KS), une soirée née à San Francisco et qui, par la suite, a essaimé un peu partout dans le monde. Elle s’inspire de l’ambiance du film tourné en 2005 « shortbus », où les personnages new-yorkais fréquentent un club underground moderne, Shortbus, où s'expriment toutes les sexualités. Sur le site internet, la soirée se présente comme joueuse, créative, sûre, inclusive, sex-positive, sans obligation et dans un esprit communautaire. Forte de cette description alléchante, je décide de me rendre dans cette soirée ayant pour thème science-friction pour vérifier si le concept correspondait à cette bonne vieille réalité. L’endroit

Le ménage

Après une semaine pendant laquelle Maitresse m'a donné des ordres par mail, enfin j'étais convoqué à son domicile. Cette frustration constante de regarder son compte en espérant avoir une invitation ou une réponse à un mail, c'est chiant mais ça fait partie de la relation. Moi, je joue la pûte qui attend, qui exécute et qui obéit. Il y a toujours de l'anxiété en arrivant chez Maitresse même si c'est ma 4ème rencontre. J'ai toujours une interrogation sur le programme et la collection sans limite de Maitresse aXelle d'objets de sévices ou de plaisirs. Arrivé à 13 heures, j'offre à ma Maîtresse ma semence d'une semaine conservée dans un bocal et congelée. Elle est satisfaite, je suis content de

Démonia, le grand raout national de la scène fétiche

Vendredi 3 juin a eu lieu la fameuse soirée de la boutique Démonia. Décriée par certains, encensée par d’autres, il était temps de s’y rendre habillée pour l’occasion en mode insanity. Je suis une fidèle, j’ai connu les soirées organisées à la Loco (nouvelle machine du moulin rouge) ou aux crayères à perpète les tatouines, et j’ai toujours passé un bon moment, mondaine que je suis. Cette année, la soirée aurait lieu rue Marboeuf, à côté des Champs Elysées et suscitait de nombreuses attentes de part le prestige de l’adresse. Bon, on ne va pas se mentir, la soirée fut très décevante. Tout d’abord, parce qu’il y avait BEAUCOUP TROP de monde, la circulation a été mal pensée, à tel point qu’il fa

Hentaï circus, un spectacle prometteur

En ce moment et jusqu’au 19 juin, le cirque électrique accueille Hentaï circus, un cabaret mêlant disciplines artistiques circassiennes, textuelles et visuelles mis en scène par Karelle Prugnaud. Chaque tableau illustre une paraphilie de l’érotisme japonais, les dollers, les poulpes, les poupées, les collégiennes… Bref, tout y passe ou presque. Je vous conseille fortement d’y aller, surtout si vous avez pour ambition d’émoustiller votre moitié en vue de passer ensuite une folle nuit. Si le début est un peu long, on se retrouve vite plongé dans une atmosphère chaude et moîte avec le tableau dédié à la contorsionniste poulpe. Les costumes sont recherchés (j’ai particulièrement aimé le zentaï s

Nuit élastique, 18 ans de trash

Fétichistes du cuir, latex et vinyle, les nuits élastiques sévissent sur Paris depuis 18 ans. Organisée par Francis D. assisté depuis peu par Eric Indé, elles réunissent la faune parisienne chaque mois dans un club gay aménagé avec des backrooms de la rue du Faubourg Saint Honoré. C'est l'occasion pour le public féminin de voir ce qu'est un club gay (souvent, nous n'y sommes pas les bienvenues malheureusement). Personnellement, j'y vais de temps en temps pour voir les amiEs. Je trouve quelques fois de joliEs soumisE à exhiber. Surtout, je m'y rends quand j'ai envie d'une soirée trash : le club n'est pas spécialement beau ou propre, les gens ont des tenues improbables qui frisent souvent le

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