March 19, 2020

Je m’étonne de ne pas avoir encore écrit une critique sur le film SHORTBUS de John Cameron Mitchell, un must see pour tout.es les pratiquant.es ou sympathisant.es sex-po (pour sex-positive)

Je l’ai vu à sa sortie en 2006  au cinéma, à la dernière séance du samedi soir, vers minuit (dommage que ce type de séance n’existe plus)

Un choc ! Ce film a été un révélateur voire un détonateur pour bon nombre d’autres explorateur.rices des sexualités créatives. Les Kinky Salon, célèbres soirées globe trotter, s’inspirent de la philosophie du club Shortbus, ce lieu de débauche hédoniste où les personnages viennent "sexplorer".

De quoi s’agit-il ? Des trajectoires individuelles reliés par un fil rouge, Sophia, sexologue en exercice, à la recherche de l’orgasme qu’elle n’a...

March 16, 2020

Cher.Es soumis.Es

Le confinement s’annonce dans quelques minutes. A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles : Plus de session en réel jusqu’à nouvel ordre.

Néanmoins, l’éducation se poursuit à distance par : 

Skype (100E/30 mn ; 150E/1H)

⁃ SMS ou appel téléphonique (À partir de 50E et plus en fonction du scénario défini)

Plus d'infos ici

ET Les prochains jours vont être propices pour mettre à jour ce site et publier des articles de blogs, les comptes-rendus et photos accumulés.  

Je vous souhaite beaucoup de courage, mais je ne doute pas de vous et de votre créativité pour faire de cette contrainte, pour laquelle prononcer le mot "rouge" ne permet pas d’arrêter le jeu, une parenthèse qui pourrait s’inscrire dans l’érotisme ... un nouveau baby...

August 15, 2017

Décidément, les années 70 sont une mine d’or regorgeant de films d’auteur décalés abordant la question des sexualités créatives sans tabou et avec justesse. Le film de 1975 "Maitresse" de Barbet Schroeder entre dans la catégorie des "must see" comme le sont Salon Kitty, Portier de nuit ou encore Salo ou les 120 jours  etc … 

Même si la fin est ultra décevante, convenue et rassure le téléspectateur mâle cis-genre, j’ai beaucoup aimé ce film et je le conseille vivement à qui souhaite s’immiscer dans le quotidien d’une domina, un genre de "vis ma vie de maitresse" enjolivé et romancé : rituel de l’habillage et déshabillage, les rdv qui s’enchainent sans se ressembler, répondre au téléphone, 

Vers la 50ème minute du film, les réponses que le personnage d’Ari...

March 18, 2017

Naviguant sur Netflix à la recherche d'un film intéressant, je tombe sur "Hot Girls Wanted", un documentaire sur le porno amateur aux USA, les conditions de "travail" et les pratiques sexuelles "hardcore". Nous y suivons le quotidien de très jeunes femmes (18/19 ans), ayant choisi cette voie pour gagner de l'argent, et/ou par naïveté, comme forme de liberté.

On en apprend également beaucoup, à travers des chiffres et statistiques, sur la popularité monstrueuse que ce type de sexe (amateur, teens, etc) obtient dans l'industrie du X, mais aussi et surtout sur Internet. Je partage avec vous ce chiffre hallucinant : 40% du contenu porno montre des violences faites aux femmes. La culture du viol a encore de beaux jours devant lui... Et moi, je sens que...

December 29, 2016

Il est temps de poster une recommandation après plus de deux mois sans avoir écrit mes pérégrinations cul-turelles.

Je poste aujourd'hui un article sur un objet culturel non identifié, la série, que l’on consomme chez soi, d’un trait en un week end, c’est le "binge watching" ou alors par petite gorgée, quelques soirs par semaine. Oui, vous avez bien lu. Regarder une série peut s'apparenter sous certains aspects à la consommation de drogue car on développe des habitudes de consommation et il devient difficile de s'en passer.

Aujourd'hui, je vais vous parler de MASTERS OF SEX. 

Serie-addict, connais-tu cette série ? 

Normalement, oui. 

Si la réponse est négative et que tu es intéresséE par les curiosités mal placées et leurs hist...

August 8, 2016

Le roi et l’oiseau, le monde d’Arcadia, le flower power, les années 70, les images psychédéliques, la pudibonderie japonaise… Il faut aimer tout ça pour apprécier Belladonna ou être passionné de  culture érotique, comme je le suis.

Ce film d’animation japonaise de 1973 présenté comme l’ancêtre de l’hentaï est à l’antipode de Walt Disney puisque l’héroïne meurt à la fin et le méchant continue paisiblement à abuser des pauvres paysans, même si la révolution française annonce la fin de son règne.

Le scénario s’inspire d’une histoire écrite par un certain Jules Michelet, « un historien français, libéral et anticlérical, considéré comme l'un des grands historiens du XIXᵉ siècle bien qu'aujourd'hui controversé” me souffle wikipédia. L’histoire se situe en Fran...

June 27, 2016

Cuvée 2016 du festival du film de fesse, le film d'Evangelina Kranioti est sans conteste un enchantement pour les yeux et les oreilles. Alors que je m’attendais à un film pornographique, je fus agréablement surprise par cet objet cinématographique non identifié très pudique et subtil. 

Il débute par une série d’images d’un porte-contenaires voguant sur de l’eau omniprésente. D’un esthétisme léché et effrayant, le gigantisme de l’océan mis en parallèle avec celui du navire permet de comprendre l’humilité du marin, son état d’esprit, sa philosophie. D’ailleurs, une voix off masculine met des mots sur notre ressenti. Une voix de femme que l’on devine âgée nous parle de son amour pour les marins, visiblement, elle en a eu plusieurs. Au fur et à mesure...

June 21, 2016

C'est une oeuvre de Roman Polanski de 1992 qui fleure bon les années 80. Le film dissèque une relation amoureuse et aborde de ce fait une multitude de sujets :

  • la description du leurre de la NRE (new relation-ship energy)

  • La relation daddy play / pygmalion qui vire pervers narcissique

  • Les jeux de créativités sexuelles pour pimenter une passion sexuelle en berne

  • Le sadisme de l’un envers l’autre qui grandit avec l’étiolement du sentiment amoureux 

  • Les jeux de voyeurisme /exhibitionnisme

On aime moins la fin du film, le look des personnages (le style année 80 fut une grosse faute de goût universelle, je suis défavorable à sa réhabilitation) et la dose de machisme normatif qui peut rendre le film indigeste (en conséquence, év...