• N217

Axelle ou le mal nécéssaire

Vous trouverez ici le récit relatant ma rencontre avec Axelle. Ce fut la première fois que je la vis. C'est à elle aussi que je confiais ma "première fois". Et bien sûr, ce fut un honneur qu'elle acceptât de m'initier à ce monde qu'est le BDSM et de me recevoir dans son antre.


A l'heure ou j'écris, mes tétons et mon sexe sont endoloris, et d'agréables stigmates restent gravés sur ma peau pour quelques jours encore.

Les premières fois dit-on, ne sont pas les meilleures. Ce n'est surement pas faux. Tout se construit en permanence. Certains fondamentaux tirant leur révérence, pour plus tard, laisser place à d'autres fondamentaux forgés par notre parcours de vie.

Mais les premières fois ont cette force candide et cette puissance des émotions que nous raviront par la suite l'expérience, ou l'âge adulte.

Axelle fut mon premier émoi BDSM, délicieux, dans cette étape de ma vie et je l'en remercie. J'espère que dans le futur elle restera encore maintes fois ma première fois.

La loghorrée écrite qui va suivre n'aura pour seul but que d'honorer Axelle, tant elle a été talentueuse, subtile et à l'écoute.

Le prélude à cette rencontre fut des plus longs pour moi. S'y mêlèrent questionnements, impatience, stress, peur, désir. Mais jamais le renoncement. Mon envie de partager ce moment avec elle était réfléchi pour plein de raisons, bien qu'empli d'appréhensions. Malgré cela, j'assumai tous ces doutes et fis les choses en conscience. J'avais simplement acquis l'idée que cette rencontre pourrait être un échec (partir avant la fin par exemple, ne pas "sentir" la situation, ne pas me lâcher, ou "subir" mais pas de la bonne manière).

Je me sentais donc prête à vendre mon âme à Axelle contre un moment, dont étrangement, je ne doutais pas qu'il serait au moins émouvant et profond.

Le jour du rendez-vous succéda au prélude. J'étais anxieuse, l'esprit excité, mais calme. En accord avec moi-même. En accord avec mes possibles dont j'avais fait part à Axelle avec objectivité et avec une sincérité absolue, bien qu'au départ ce ne fut pas facile. Mais toute introspection n'est jamais stérile.

Quelques jours avant l'entrevue, Axelle me demanda de préparer ma tenue de présentation. Elle avait "hâte". Moi j'étais plutôt paniquée sur le moment. Je ne suis pas quelqu'un de spontané pour certaines choses et j'en ai parfois une approche laborieuse.

Le temps était compté. J'eus soudainement quelques idées (dont une, dont Axelle se moquera gentiment) et fis quelques acquisitions de dernières minutes que je trouvais parlantes. Je savais qu'elle se ferait jolie pour cette séance, qu'elle devait très certainement préparer en amont et je me devais d'en faire autant.

Et puis surtout j'allais quitter les "ordres" pour un temps et en rejoindre d'autres, bien plus révélateurs...

J'étais ainsi prête à entrer aux Trois Mâts, là ou les âmes en quête abandonnent leur bagage devant la porte et les faux semblants, délaissant sans regret une réalité, boîte de Pandore, avec laquelle il est parfois si difficile de s'accorder.

Première rencontre avec Axelle: une Effluve. L'élégance, venant à moi sur des talons aiguilles. Joviale. Très jolie. Ensuite, je la découvrirai dans la salle de bal, mutine, se mouvant comme une ombre fluide dans cet espace qu'elle occupera avec classe. Tout en mouvement, avec sa voix douce (surtout quand elle chantonne). Il y avait là quelque chose d'éthéré.

Enveloppée dans une magnifique robe de latex noire, des bas couture soulignant ses jambes élancées, ses beaux mollets. Sa tête ornée d'une perruque noire. Une silhouette joliment galbée que j'oserai au début à peine toucher du regard (sauf bien sûr quand elle me tournera le dos, ou plutôt le séant). Une bouche sublimement dessinée, de la couleur du désir. Des hanches dont on voudrait effleurer la courbure mais sans la toucher, et une taille étroite que l'on voudrait enserrer si fort.

Elle est une "beauté particulière".

Evidemment la suite, me démontrera bien d'autres facettes... Mais je me méfiais déjà de cette douce vision fantasmatique.

Mon initiation allait donc commencer. C'est là qu'il fallut revêtir un autre soi, celui que je ne connais pas encore assez. On entre sur une scène où seule la vérité sera représentée. L'on s'extrait au mieux de sa pudeur, de sa honte qui nous étriquent. C'est le seul moyen de réussir sa prestation et d'être crédible avec ce que l'on est vraiment, et avec l'autre.

Elle me demanda de mettre ma tenue de présentation. Je me préparai avec appréhension. Se mettre à nu physiquement n'est pas chose facile, il faut faire abstraction de ses complexes. J'étais fébrile mais j'espérais tant que ma tenue de présentation lui plairait.

Je me trouvai donc face à elle: pinces à seins serrant plutôt fort (même trop fort au début! Mais la douleur se fut beaucoup moins intense au bout de quelques minutes), culotte ouverte devant et derrière (chose que je n'avais jamais portée) et mon gode ceinture qui m'affublait d'un rôle inapproprié... Ce qui me valu quelques moqueries bienveillantes d'Axelle qui me rappela ma place.

Je crois néanmoins qu'elle apprécia mon effort (pour cette fois-ci en tout cas).

Elle me mit un collier sur lequel elle tirera sèchement plus tard, pour mon plaisir. Parfois aussi, elle m'attrapera soudainement le cou. Quel plaisir d'être ainsi prise en main.

Elle m'enseigna l'attitude d'une bonne soumise digne: dos bien droit, mains derrière le dos, jambes toujours écartées, que je sois debout ou assise. Il faut toujours être à la disposition de sa Maîtresse.

Vinrent les questions de santé, les safewords. Elle prit mon corps contre le sien un long moment... Elle vérifia mes battements de coeur.

Je dois dire qu'Axelle me plut très vite par toute son attitude. Par son humour aussi. Je savais que j'avais en face de moi une bonne personne, et LA bonne personne vers laquelle j'allais confier tout mon être et ma confiance pendant les heures à venir.

N'étant pas très aguerrie sur beaucoup de points, elle n'aura de cesse de se montrer bienveillante avec moi durant toute la séance, sans perdre de sa fermeté. Elle amorcera les choses délicatement. Les transitions seront subtiles. Complaisante et empathique (peut-être aussi guidée par une sorte d'intuition?), elle maîtrisera absolument tout et surtout, fera les bons choix aux bons moments.

Il faut surement une sacré sensibilité et une compréhension de l'autre pour "évaluer" une situation. D'autant plus que me concernant, je pense que le terrain était peut-être un peu fébrile.

Elle a su me faire entrer dans le bon état d'esprit. Dans un échange qui ne peut se faire qu'à deux.

Debout, face à elle, elle me demanda de me mettre à genoux et de lui prouver mon admiration en lui léchant les chaussures. Ce que je fis, pour la première fois, avec gêne et facilité. Etre courbée à et sur ses pieds fut un moment délicieux et j'aurais finalement souhaité qu'il durât plus longtemps.

Toujours à genoux, je fus chargée de lui passer une huile sur toute la surface de sa robe en latex. A la bonne hauteur, j'imaginais paisiblement son corps en transparence. J'évitai toutefois de toucher certaines endroits car je trouvais ça un peu indélicat. Mais heureusement je ne pus y échapper. Survoler ses courbes de si près était un très joli moment.

Puis, elle m'invita à me mettre à quatre pattes pour prendre ma température.

Ensuite, mes yeux furent masqués. A genoux je devais m'introduire un jouet devant et un derrière (qu'elle m'aidera gentiment à mettre... ). Et de manière "sexy" (je ne crois pas l'avoir été...). Le tout étant été de garder ces jouets pendant qu'elle m'attacherait, mains levées, un peu plus tard.

Elle se plut à donner des petites frappes successives tout en me parlant, sur le dildo inséré dans mon con, qui remuait ainsi mon intérieur, et dont la base s'appuyait sur ma vulve.

J'ôtais alors ma culotte et elle retira de mes seins les pinces.

Quelques petites minutes plus tard, Axelle m'attacha mains levées. J'étais prête à découvrir les tourments si fantasmés des coups de fouets et autres instruments, auxquels je ne ferais cependant pas honneur.

Bien sûr, je fus prévenue que si pendant l'épreuve je perdais l'un des jouets , elle m'en mettrait un plus gros.

Elle commença à me fouetter. Lentement au début, pour chauffer mon corps et pour que je m'habitue. Elle m'expliqua les différentes sensations qu'offrait chaque jouet utilisé (douleur, marque). Tout allait crescendo. Elle me fit toucher chaque instrument de supplice avant de les utiliser sur mon dos, sur l'intérieur des cuisses, sur mes seins et sur mon sexe (agréable découverte). Et quelle dextérité elle eut!

Une cession chronométrée de 5 minutes était dédiée à chaque "jouet". Sauf une fois évidemment, lorsqu'Axelle "oublia" de mettre en marche le chronomètre... Mais son âme généreuse décida de redémarrer la cession avec le même jouet.

Souvent elle me battait, se collant à moi, c'était une magnifique sensation. Parfois je cambrai mon corps afin de mieux la sentir contre moi. Parfois même elle me pinçait les seins.

Quand un jouet laissait la place à un autre, la douleur s'intensifiait. Je commençais à sentir cette douleur, s'accrochant sur ma peau plus ardemment, et à gémir et grogner. Curieusement cette douleur m'était un plus familière mais pas apprivoisée. Axelle avait parfaitement mené sa danse, tout en progression. Ma parole se libérait un peu plus envers elle et je n'étais pas lassée de l'entendre (et ce ne sera que le début). J'étais reliée à elle par ce fouet. Elle me donnait, et je lui rendais, par mes râles.

Hélas...

J'abdiquai à continuer! Petite nature que je suis, malgré toutes les précautions d'Axelle à mon encontre, toute son énergie dépensée et son savoir-faire, je me sentis fébrile. Je sentais mon corps froid.

Bien sûr, sans cet abandon, il n'est pas dit que j'aurais tenu le supplice jusqu'au bout, supplice qui devait durer 50 minutes.

Je voulais offrir cette douleur à Axelle. Je fus terriblement déçue pour elle, qui prit alors grand soin de moi en me redonnant des forces et je l'en remercie. Elle me proposa même de remettre la séance à plus tard.

Au bout de quelques minutes j'allais bien mieux et malgré cet échec, je sentis qu'il fallait continuer même si je n'étais pas sure de la suite. Axelle a su admirablement s'adapter à cet imprévu.

D'ailleurs je retrouverai un peu de chaleur plus tard... Je dois même dire que les sensations qui suivirent étaient plutôt inattendues pour moi.

Axelle m'enferma dans une cage. Ma vue fut à nouveau masquée. Elle me toucha de l'extérieur avec un talon... et me demanda par quel orifice je souhaitais être visitée en premier avec son talon. Je ne m'y attendais pas du tout.

J'hésitai. Je choisis mon con.

Je crois que tout prit une ampleur particulière dès cet instant.

Je m'allongeai alors toute en longueur et avançai ainsi laborieusement mon intimité vers un côté de la cage à l'extérieur duquel elle se trouvait. Pliant et écartant mes jambes face à elle. Offerte.

Elle enfonça délicatement son talon en moi. Je tins la semelle de sa chaussure fortement sur mon sexe, lui caressant le dessus du pied, et remuant son talon à l'intérieur de moi. Je passerai sur les sensations que cela me fit. Ensuite je fus conviée à prendre en bouche le talon, et à le sucer.

Et puis vint le moment peut-être qui me fit un peu "switcher". Toujours dans la cage, elle me fit asseoir devant elle. Elle enfonça profondément et plusieurs fois un dildo dans ma bouche, je dus le sucer jusqu'au bout pour lui permettre de récupérer de la salive que je déposerai sur sa main, et qu'elle se fera un plaisir d'étaler sur mon visage et ailleurs d'une main ferme, tout en me parlant.

Puis elle me tira sèchement par le collier contre les barreaux. Elle commença à cracher sur moi, dans ma bouche ouverte. Quelle émotion (et elle ne cessera de le faire). Je sentais son visage si près du mien. Je m'en délectais.

Elle se mit à me gifler fortement, si fortement. Très rapidement. Chaque gifle était une délicate attention.

Cela commençait à "m'énerver".

Quelque chose en moi se produisit. Comme l'impression d'avoir passé une frontière tout en restant très consciente. Je ne dirais pas que j'étais dans un état second. Ma parole se libérait. Je me sentis vraiment lui appartenir. Plus ses grandes mains s'abattaient sur moi, plus je me sentais docile. Elle m'accompagna avec plein de "jolies phrases", très plaisantes à entendre.

Puis, elle me demanda de monter sur la cage et de m'allonger.

Sa voix directive et douce était une longue musique envoûtante qui m'accompagnera depuis le début de la danse dans ce long "chemin" initiatique. Elle prit soin de moi tout du long. Et fut à mes côtés comme le chant des sirènes.

Ses susurrements, son souffle dans mes oreilles, sa voix espiègle. Plein de phrases qui guideront mon plaisir et bouleverseront mes sens.

Sur la cage, Axelle me conduisit loin. Elle serra de ses doigts très fort mes tétons. Si fort que je gémis de douleur. J'étais allongée jambes écartées. Elle s'amusa avec mon intimité et son magic wand (enfin je crois qu'il s'agissait de cela). Elle crachera sur mon sexe (l'entendre cracher est fort agréable). Me touchera à divers endroits. Me parla beaucoup. Tout le temps. M'excita. Je me souviens de l'une de ses phrases. Axelle était la genèse de mon excitation et de mon plaisir.

Ensuite, toujours sur la cage, je m'assis. Ses ongles griffèrent tout mon dos très brièvement. C'était bon et indolore comme une caresse furtive. Elle me mit dans les mains un jouet vibrant, que j' immisçai en moi et qui stimulait par ailleurs mon petit bouton. Je m'assis donc dessus. C'est alors que la belle Axelle me lia les mains en hauteur.

J'eus le droit à ses très belles fessées (avec ses grandes mains que malheureusement je regrette tant de ne pas avoir assez contemplé!), à ses coups de fouet. C'était une douleur magnifique, mêlée au plaisir que me procurait le jouet en moi et au son de sa voix. Parfois je sentais l'un de ses doigts qui s'insérait délicatement dans mon fondement.

Après mon échec à l'épreuve du fouet (qui bien sûr est un moment que je devine bien plus tenace sur la durée), j'espère que ce moment lui montra à quel point j'étais prête à m'offrir à elle.

J'étais surement un peu agitée à certains moments et peu silencieuse, tant Axelle me fit exhaler mon plaisir.

Ce que je peux dire, c'est que plusieurs petites morts se succédèrent à ma grande surprise et assez rapidement (enfin il me semble). Après la première, les autres devenaient un peu douloureuses mais restaient très agréables.

Axelle me caressa divinement bien avec ses mains expertes du plaisir féminin. Je passerai sur tous les détails.

Elle détacha mes mains et monta sur la cage. Pendant que je continuais à m'affairer sur le jouet. Robe relevée, elle me demanda d'humer son entrejambe à travers son collant. Sentir le parfum d'Axelle, c'est sans mot. Elle m'offrit également un face sitting magnifique pendant lequel je me fis du bien.

En venant à cette entrevue, je n'avais pas dans l'idée de jouir, ni n'en avais l'intention première. Tout le prélude à la jouissance que me procura Axelle fut même plus intense que la petite mort elle-même. J'avais l'impression, en toute sincérité, de lui "offrir" mes jouissances, puisque c'est simplement elle et uniquement elle qui m'y amenait.

J' ai aussi aimé ce joli moment à la fin de la danse, très simple et touchant pour moi. Merci Axelle pour toute cette sensibilité stoique.

Au sortir de la séance, je sentais que ce que je venais de vivre, était proche de "qui" j'étais. Même si c'était parfois intimidant. Le chemin sera encore long.

Le voyage fini, je quittais les Trois Mâts et je trouvais qu'il faisait bien chaste dehors.

N.B.: Si un jour, vous avez le plaisir d'entendre Axelle chanter, fiez-vous à son chant des sirènes qui vous mènera tout droit vers ses délicieux supplices.

COMMENTAIRE D’AXELLE DE SADE


Quel plaisir de recevoir N217 ! Ce fût une grande première pour moi. En effet, j’ai déjà reçu des femmes, toujours accompagnées, pour dominer ensemble leur partenaire ou les dominer tous les deux. Mais c’était la première fois que je recevais une soumise seule. Evidemment, j’avais hâte de voir à qui j’avais à faire. Des photos envoyées et de longs échanges en amont laissaient présager une rencontre explosive qui a tenu toutes ses promesses.

N217, bien que novice, est très prometteuse : J’ai aimé lui apprendre la fierté de la soumission, lui rappelant les préceptes d’Histoire d’O de Pauline Réage. J’ai aimé la battre, imprimant un peu plus mes marques pour qu’elle se souvienne de ce moment. J’ai aimé l’humilier en la giflant, lui crachant dessus pour qu’elle sache à qui elle appartenait. J’ai aimé la propulser au 7ème ciel et y rester de longues minutes. J’ai adoré cette rencontre parce que N217 est rare, subtile, appliquée, touchante. Cette soumise si timide est adepte des pratiques les plus hard core. La voir s’épanouir, déployer ses ailes de soumise m’ont donné beaucoup de plaisir. J’ai regretté de ne pouvoir la filmer pour vous diffuser quelques images de cette si belle rencontre. J’ai hâte de revoir N217 sous le pavillon du trois-mâts pour pousser encore plus loin nos explorations réciproques.

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