• Espiègle Maso

La maitresse, la soumise et le maso sont dans une galère ...

J’ai toujours rêvé de partager avec une soumise les affres et les émotions qu’une Maîtresse peut infliger. Un jour, je m’en suis ouvert auprès de vous, chère aXelle, et vous avez bien voulu me permettre de rendre ce rêve réel, en invitant votre soumise Elsa à l’une de nos rencontres.

Ce fut à la fin de l’été, dans un des premiers jours du mois de Septembre, que nous avions pris rendez-vous. L’été avait été sage, trop sage, et mon excitation pendant le mois d’Août avait monté. Saisi d’une folle envie de sévérité et de punition, je n’avais pu m’empêcher de vous en accabler dans de multiples mails que je vous avais adressés pendant ces semaines d’été. Je vous avais même demandé d’en faire un contrat, vous, vous engageant à être particulièrement dure, et moi à subir. L’idée vous avait amusée et il fut convenu que le contrat se verrait appliqué lors de cette séance à laquelle participerait Elsa.

Ce n’était guère sympathique de ma part pour Elsa, puisque je vous avais expliqué que mon rêve était que la soumise et moi fussions attachés ensemble, quasiment enlacés, pour recevoir, ainsi solidement liés dans notre adversité, le châtiment désiré. Elsa devrait donc, elle aussi, pâtir de la sévérité que j’implorais de votre part.

Mais elle y avait consenti, vous y aviez consenti…

Problème, la veille du jour fixé, il apparut que vous n’aviez plus de canne anglaise, les vôtres s’étant brisées sur des derrières trop rougis ; fâcheux pour une séance prévue pour être sévère. Et donc, je résolus, le matin de notre rendez-vous, de faire un détour pour en récupérer quelques-unes dans l’un de ces magasins assez spécialisés pour en proposer, assez spécialisés, mais assez rares et assez éloignés aussi. Que Carrefour ou Monoprix n’aient pas de rayon BDSM, reste, disons-le, un vrai scandale !

Le résultat fut que, bien que parti très en avance, le détour par des quartiers embouteillés, et puis à l’arrivée, jour de marché juste devant le parking situé près de chez vous, c’est avec dix bonnes minutes de retard que je me présentai devant votre portail.

Je vous avais prévenue au téléphone, et vous vous étiez montrée très compréhensive, mais il ne vous fallait pas moins m’en faire reproche et m’en punir. Que je sois arrivé avec un bouquet de cannes de tailles et textures diverses ne pouvait être une circonstance atténuante ; elles seraient l’instrument de ma punition. Après tout, j’avais moi-même imploré la sévérité.

À peine étais-je dévêtu que vous m’avez traîné devant votre nouvelle cage sur laquelle je dus me pencher afin de présenter mon derrière aux quelques dizaines de coups de cannes que me valait ma faute. Ce qui me navrait le plus, ce n’était pas la brûlure sur mes fesses, mais que vous m’ayez dit que ce retard, et le temps pris à le punir, compromettait votre plan de travail pour cette rencontre.

Pendant que je remâchais, un peu morose, cette inquiétude, mon regard descendit dans la cage, où j’entraperçus, en tordant un peu le cou, une magnifique paire d’yeux bleu-gris, un bas du visage dissimulé derrière un masque noir, et plus bas, les formes somptueuses d’un corps agenouillé dans sa prison. Impassible, immobile, silencieuse apparition, ce devait être Elsa. J’oubliai tout le reste, heureux et fier de subir ma punition, la canne frappant mes fesses à hauteur de son regard indéchiffrable.

Ce fut bientôt terminé. Je dus me relever, vous fîtes sortir Elsa de sa cage. Étranges présentations : nus l’un en face de l’autre, ne nous étant jamais vus, mais déjà liés par notre commune soumission à aXelle, et voués à être battus ensemble.

Elsa est très belle, un corps généreux, le regard, couleur océan, impressionnant de calme et de sérénité, un peu mystérieux, la voix douce s’adressant avec respect à sa Maîtresse ; devant elle, je me sentais transparent, réalisant aussi, devant l’exemple d’Elsa, que j’avais bien des progrès à faire dans ma soumission.

Comme j’en avais tant et si souvent rêvé, vous nous avez attachés tous deux, bras au-dessus de nos têtes, l’un contre l’autre ; puis vous nous avez attachés ensemble par la taille. Nous ne ferions plus qu’un sous vos coups.

Vous avez commencé. Martinet au début, sur le corps entier, sur nos corps enlacés qui ne faisaient plus qu’un. Ensuite, ce fut d’autres instruments.

Les coups pleuvaient, frappant tantôt l’une, tantôt moi, et tantôt les deux ensemble. Lorsqu’Elsa était touchée, je sentais tout son corps se raidir et vibrer, ses jambes se tendaient entraînant les miennes, son ventre et sa poitrine se pressant sur moi. Lorsque c’était à mon tour de recevoir, je m’abandonnais tout entier à la douceur de ce corps splendide et généreux. Et quand tous deux subissions le coup, j’avais comme le sentiment fort qu’un élan nous portait l’un vers l’autre à l’intérieur des liens qui nous enserraient.

De toute évidence, vous ne calculiez pas comment répartir vos coups. Je vous sentais tourner autour de nous frappant au hasard, confiante que la loi des grands nombres assurerait une répartition équitable de la douleur…

A peu de distance de son visage, je cherchais le regard d’Elsa, je cherchais à river mes yeux dans le bleu gris océanique des siens. Je la sentais parfois lointaine, absorbée dans les sensations et les émotions que lui suscitait notre punition commune, et parfois, toute proche, me fixant avec ce qui me paraissait attention et curiosité. Quel étrange animal devais-je faire pour elle, pensais-je et j’étais alors envahi d’un violent sentiment de gratitude pour avoir accepté de partager ainsi, d’aussi près, et aussi intimement mon sort.

Il nous fallait compter. Peu à peu une règle sembla se dessiner informellement : celui qui recevait principalement l’impact comptait, et c’est à l’unisson que nous étions, quand tous deux nous sentions équitablement frappés.

Ce fut un grand moment, un moment intense et superbe. Et ce n’est pas avant que nous ayons atteint quelques centaines dans notre décompte partagé que vous avez arrêté.

Vous nous avez détachés. Vous vouliez passer à autre chose.

Votre attention s’est d’abord portée sur Elsa. Vous la fîtes s’agenouiller les bras en arrière. Il lui fallut passer les chevilles et les poignets dans ce carcan qu’un de vos soumis, m’aviez-vous dit un jour, vous avait confectionné. Elsa était ainsi immobilisée, son cul offert, son sexe accessible.

Je dois vous l’avouer. Pendant ce temps, debout à côté, nu, les bras ballants, je fus un peu jaloux que ce soit à Elsa de subir le carcan.

Mais ce sentiment bien médiocre ne dura pas, car très vite, vous me fîtes à mon tour m’agenouiller derrière Elsa, avec pour instruction d’œuvrer avec ma langue jusqu’à ce qu’elle atteigne un orgasme bien mérité.

L’exercice n’était pas très facile : atteindre son sexe avec ma langue, en passant par derrière, alors que le carcan lui maintenait les jambes assez serrées… pas simple… Mais délicieux, absolument délicieux… J’avais mon visage pressé contre ses cuisses, à la fois si fermes et si douces…Et ma langue, sortie autant que possible de mes lèvres, atteignant d’autres lèvres, si tendres et parfumées….

Vous m’aviez prévenu : il me fallait être efficace et permettre à Elsa de jouir sans trop attendre. je recevrai un coup de canne pour chaque seconde qui s’écoulerait jusqu’à l’orgasme. C’est une idée que je vous avais soumise dans mes délires de l’été, et vous l’aviez retenue, me prenant à mon propre jeu qui allait révéler l’insuffisance de mes compétences en matière de plaisir féminin.

J’essayais de faire au mieux, usant de ma langue avec une passion et une énergie que m’inspiraient simultanément mon désir violent pour Elsa et la crainte croissante de la punition qui m’attendait. Les minutes et bien des secondes passaient, Elsa attendait son plaisir. Peut-être même commençait-elle à s’ennuyer : je la vis ainsi réussir à sortir une main du carcan, pour faire je ne sais quoi, avant de l’y remettre. sachez le aXelle, Elsa a les mains trop fines pour qu’elles restent captives du carcan.

Le temps passait et, au bout d’un moment, dans votre magnanimité, pour permettre à Elsa une jouissance méritée et garder au supplice que vous m’aviez promis une certaine mesure, vous avez délivré Elsa du carcan et lui avez ordonné de se mettre sur le dos, jambes écartées, m’ouvrant ainsi un passage bien plus large et commode vers ce trésor fabuleux que je devais adorer.

Je repris ma tâche ainsi facilitée, et cherchais à œuvrer avec ardeur, désir et crainte continuant à m’inspirer. Je pouvais voir le sexe d’Elsa, j’avais le nez délicieusement enfoui dans quelques touffes légères qui ornaient son pubis, et mes mains crochetaient avec passion tantôt ses cuisses qui enserraient délicieusement ma tête, tantôt ses seins que j’apercevais au loin en relevant un peu mes yeux, autrement fixés sur mon ouvrage. J’étais au Paradis… Avec un bonheur décuplé de savoir que, secondes passant, ce serait bientôt l’Enfer que je connaîtrais.

Bientôt, je sentis Elsa, son corps tout entier commencer à frémir… Était-ce venu, avais-je réussi ? Je continuai à projeter ma langue, cherchant à explorer avec autant de douceur et de force que possible, les plis et replis de sa fleur. Les frémissements devinrent tremblement, et j’entendis bientôt Elsa vous demander, en parfaite soumise, la permission de jouir. Il me semble que vous ne l’avez pas accordée tout de suite, nous maintenant tous deux, nous vos soumis, si rivés l’un à l’autre, si parfaitement unis dans notre soumission, dans un merveilleux moment d’attente. Mais quand vous avez consenti, ce fut alors une explosion. Le corps d’Elsa, s’abandonnant à sa jouissance, fut secoué pendant ce qui me parut un long moment de spasmes et soubresauts violents, m’emmenant avec lui dans ce séisme, moi qui restait prisonnier de ses cuisses et passionné de son sexe.

J’ai eu l’impression, j’espère surtout, qu’Elsa a en cet instant, a eu un bel orgasme la récompensant d‘avoir bien voulu partager ce moment avec moi.

Mais ce n’était pas terminé. Il m’avait fallu quinze minutes pour amener Elsa au plaisir. Je n’avais pas lieu d’être fier de ma performance. Et le contrat était clair : un coup de canne par seconde, quinze minutes, soixante secondes par minutes, neuf cents secondes, neuf cents coups de canne… neuf cents…

Vous me l’avez annoncé avec un implacable détachement. Moi, je ne pouvais y croire. Non c’était un jeu… Quelques coups, oui, bien sûr, avec joie…mais neuf cents c’est trop, pensais-je avec un peu de scepticisme et pas mal d’appréhension.

Vous nous fîtes rester en position, Elsa sur le dos, ses cuisses ouvertes bloquant ma tête et auxquelles mes mains s’agrippaient.

La punition alors put commencer. Votre bras était ferme, les coups étaient forts, s’égarant souvent sur le côté des fesses qui est toujours l’endroit le plus douloureux. Je ne sais plus qui comptait. Était-ce moi, était-ce vous ?

Au début, tout allait bien ; j’avais mal, mais normalement. Et je me disais que vous alliez arrêter avant le terme fixé, ce qui me rassurait. J’avais les yeux fixés sur ceux d’Elsa, avec la vaine ambition de l’épater en faisant étalage de mon courage.

Mais le compte montait. Les centaines passaient l’une après l’autre. La douleur se faisait de plus en plus vive. J’avais les fesses en feu, et surtout sur les côtés que vous sembliez privilégier. Et chaque coup devenait une épreuve de plus en plus difficile. Je ne pensais plus qu’à une seule chose : combien de temps encore vais-je pouvoir tenir, combien de coups supplémentaires vais-je pouvoir supporter, tout en ayant conscience, avec une profonde détresse, que ce n’était pas moi qui déciderait.

Je fixais de plus en plus mes yeux dans le regard d’Elsa. Au début, il s’agissait de lui témoigner, dans cet échange muet, de ma résistance et de mon courage. Mais au bout d’un moment, je pense, elle n’eut plus à lire que détresse et souffrance, tandis que de mon côté, je cherchais à puiser dans cet océan bleu-gris dans lequel je plongeais, assez d’encouragement et de réconfort pour tenir le coup suivant.

Quand nous atteignîmes quatre cents, il me semble vous avoir entendu dire, d’un ton badin, que bientôt nous aurions passé la moitié… J’étais déjà au-delà de ce que je pensais pouvoir endurer, j’avais mal au-delà de ce que j’avais pensé possible ; de toute évidence vous êtes douée pour la canne ! Je n’avais plus qu’une seule pensée, une seule idée : c’est trop dur, il faut que cela s’arrête, je n’en peux plus.

Fièrement vous m’avez fait apercevoir la canne couverte de sang, ce qui m’avait paniqué, et rajoutait à mon angoisse, non, à mon désespoir. Mais pour autant, il m’était impossible de crier grâce, d’implorer votre merci. Pourquoi, je ne sais pas, ce n’était simplement plus possible, j’en étais désormais incapable.

Combien de coups supplémentaires ai-je reçus ? Il me semble que nous sommes allés jusqu’à cinq cents, peut-être un peu au-delà. Et alors qu’éperdu de souffrance, j’avais abandonné tout effort de pensée, soudain, vous avez décidé d’arrêter. Puis-je vous dire, dois-je vous dire que j’eus un peu honte de ne pas aller jusqu’au bout ? Mais j’en fus bien soulagé, éprouvant alors pour vous un immense sentiment de gratitude, gratitude pour m’avoir entraîné si loin, en terres inconnues, dans une épreuve que j’avais désirée, et gratitude pour y avoir mis fin, avec sagesse et prudence, à un moment où elle commençait à me dépasser.

Ce n’était pas terminé. Vous m’avez alors autorisé, et Elsa s’est attachée à m’y aider, à prendre mon plaisir. Fier d’avoir tenu, du moins assez longtemps, soulagé que l’épreuve fût finie, et heureux de l’attentive affection dont Elsa et vous-même m’entourèrent alors, j’y parvins. Ce fut grandiose et délicieux.

Avant que je ne parte, pour retrouver ma vie de tous les jours, vous m’avez serré avec affection dans vos bras. Ce fut un merveilleux moment.

Merci à vous et à Elsa, et j’espère, à bientôt, pour une autre fois.


COMMENTAIRE D'AXELLE DE SADE :


Ah, l'espiègle ! Que j'aime recevoir ce soumis et explorer les limites de la douleur dans les scénarios qu'il me soumet, lorsqu'il est en proie à des bouffées délirantes. Je le prend parfois au mot or il est arrivé qu'il flanche (vous vous souvenez, l'espiègle, de votre envie d'être vidé avant de commencer les punitions).


Ce rdv de septembre restera gravé dans ma mémoire car nous étions 3 à bord, à vivre une galère dans laquelle nous avait plongé l'Espiègle : Pas de safe word, des savants calculs pour fixer le nombre de coups, ces derniers ne dépendants que de ses performances (visiblement assez piètres) en cunilingus ou encore du temps mis pour éjaculer.

Bref, le nombre de coups étaient astronomiques et je doutais de la résistance de mon soumis, même si c'est l'un des plus endurants du cheptel. Sur la dernière épreuve, je lui laissais un échappatoire qui consistait à éjaculer pour arrêter les coups. Il mis un temps si infini, que je me résolus à arrêter la punition, le sentant au delà de ses limites.

Ce rdv fut l'un des plus durs à vivre émotionnellement.


Depuis, l'espiègle a arrêté les décomptes et les logorrhées masturbatoires (c'est d'ailleurs dommage). En ce moment, je compte le nombre de jours où il n'a pas rendu son compte-rendu suite à notre rdv du 7 décembre 2020. J'attends également son accord pour diffuser les quelques images videos que j'ai tournées.... Ohlala, une punition sévère s'annonce déjà.



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