Ménage et Manège de Capucine

Je Vous adresse ce compte-rendu, ma Divine, d’une longue séance au Trois-Mâts. Vous venez de m’envoyer une notification que je dois prendre, je suppose, comme un rappel à Vos ordres de vous envoyer sans retard mon compte-rendu. je Vous fais mes plates excuses de n’avoir pas agi plus tôt et regrette que Vous ne soyez pas là en personne pour me punir de mon retard.


Maîtresse aXelle m’accueille gracieusement sous le porche et me guide jusqu’à Son bel espace. je reçois les instructions : étaler ma tenue et mes jouets sous ses yeux, puis me préparer à l’étage en enfilant ma tenue et le plus sévère des colliers de posture, après quoi redescendre pour me soumettre et entendre Ses intentions.


Maîtresse aXelle annonce : vous allez être vêtue en sissy et soubrette et porter de très hauts talons, effectuer quelques travaux ménagers, masser Mes pieds délicats, recevoir une solide correction « et plus si affinités » (c’est moi qui « guillemette »).


Maîtresse aXelle ajoute à ma tenue un corset assez serré (mais j’en ai vu d’autres…), les hauts talons de 20 centimètres annoncés, une perruque blondasse et un petit ornement rubannesque pour la surmonter et un bâillon très serré. Après quoi, passe l’aspirateur idiote et ensuite colle toi à quatre pattes pour ramasser tout ce que tu auras oublié. Le rez-de-chaussée du Trois-Mâts est vaste et je le parcoure deux fois (une avec le Dyson – dont les qualités et défauts n’ont maintenant plus de secrets pour moi – l’autre à quatre pattes avec pelle et balayette) sous les coups de badine qui pleuvottent sur mes fesses (pas fort mais plus douloureusement que je n’aurais pensé).


Entretemps, je suis sommé de me remémorer le poème que j’avais écrit pour Maîtresse aXelle et de le réciter. je l’ai oublié bien entendu, mais une relecture me le rappelle et je le récite presque sans faute – ce qui me prive d’une punition supplémentaire (perversion suprême que celle de se priver de ce qu’on est venu chercher).


Mes tâches ménagères étant heureusement terminées, je m’agenouille et entreprends les ravissants petons de ma Divine, avec une concentration spéciale sur Ses jolis orteils que je masse l’un après l’autre. Ma Divine exprime son plaisir (mais l’illusion est un des pouvoirs des Déesses, je le sais bien) et m’encourage à poursuivre.


Puis nous allons monter à l’étage. Maîtresse aXelle va me fixer à la croix de St André, face à Elle et à son fouet et avec les pieds joints. Maîtresse aXelle va commencer par un martinet puis un autre un peu plus lourd et un troisième en crins de cheval. A chaque changement, je dois compter jusqu’à 100 ; Maîtresse aXelle ne me donne aucune instruction particulière sur ma vitesse de comptage mais je suppose qu’Elle désire que je sois un bon chronomètre et je compte donc lentement. Après le martinet, on passe à la cravache (si mes souvenirs sont exacts) et peut-être à la canne (mais j’ai des doutes car, encore une fois, c’est seulement mon côté face qui est exposé). Puis, Maîtresse se saisit d’un fouet à une lanière et les choses deviennent plus sérieuses. Les cinglements sont plus douloureux et je perds un peu le sens du comptage, entrainée que je suis à compter les coups plutôt que le temps passé, et je me surprends à ralentir le rythme puis à l’accélérer. Enfin, Maîtresse prend un beau fouet rouge et brun, dont le manche et la flotte me paraissent énormes ; Elle se place assez loin, prend bien son élan et m’applique un mètre de cuir en travers du torse ; je compte toujours et, passé 50, j’accélère quelque peu le rythme – puis le ralentis, conscient d’être en faute – et crie puis hurle les chiffres. je ne suis pas un héros, ni une sainte martyre …


Maîtresse aXelle avait prévu, je crois, de me retourner sur la croix pour appliquer le même traitement à mes fesses et mon dos, mais change d’avis (c’est tout au moins ce qu’il m’a semblé, Elle a dû me trouver un peu couard) et me colle à genoux au pilori (voilà une position qui me convient) avec un crochet de nez qui me maintient la tête. Dans cette position, Maîtresse aXelle pouvait me peler les fesses avec son fouet mais Elle préfère m’enfiler. Au bout d’un moment, tout cela étant très bandant, je jouis – en oubliant de demander la « spermission ». Maîtresse aXelle me signale que ce manquement sera corrigé une prochaine fois ...


Merci, ma Belle Maîtresse, je baise Vos jolis pieds.


COMMENTAIRE D'AXELLE DE SADE


L'épreuve du ménage subie par Capucine est restée gravée dans ma mémoire. En voyant le sol du Trois-Mâts avant le rdv, j'ai eu l'idée d'en faire un ressort de jeu dans la séance que je préparais. D'habitude, l'espace de réception est nettoyé de fond en comble avant et après. Je me souviens de lui avoir demandé de passer l'aspirateur. Comme le parquet n'était pas niquel, je lui ai signalé avec ma cravache chacune des miettes qui restaient, la punissant à chaque fois de plusieurs coups de cravache durement administrés. Je soupçonne Capucine d'avoir rempli sa tâche partiellement afin d'être punie sévèrement. Je la sais maso la bougresse ! M'a-t-elle entrainé dans un manège qui consiste à ne pas exécuter à la perfection sa mission afin de mériter une punition, ou encore de lui donner du sens. Car la question avec les personnes maso est bien là : lorsque vous leur confiez une mission, font-elles de leur mieux pour la remplir correctement ou laissent-elles quelques imperfections pour mériter une punition corsée ou encore sommes-nous dans l'acte manqué inconscient. That is the question ...






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