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Eliogabalo, du queer à l'opéra Garnier

September 18, 2016

Ayant eu un très mauvais souvenir de mon passage à Garnier (chronique ici) et me posant quelques questions sur la programmation de l'opéra de paris, j'avais quelques bonnes raisons d'appréhender l'avant-première d'Eliogabalo, sachant que j'en prenais pour 3H40 ... Ecrit en 1667 par Francesco Cavalli (1602-1676), l'un des compositeurs célèbres de l'époque, cet opéra n'a jamais été donné, car jugé trop choquant. « Cavalli l'a écrit pour le carnaval de Venise, car pendant cette période, la morale était abolie », explique Leonardo Garcia Alarcón, chef d'orchestre de l'œuvre (j'ai piqué cette phrase ici ...) 

 

La surprise fut bonne. Si l'histoire est classique (un dictateur échouant à séduire par des stratagèmes foireux la promise d'un autre , le tout mêlé de quiproquos), le spectacle suscite quelques vapeurs d'excitation parce que le metteur en scène a distillé tout du long des détails érotiques, comme par exemple les sculptures vivantes qui miment des actes sexuels explicites. 

Le texte de cet opéra est léché et sexy ("Chacune te versera avec son sexe la dîme de l'amour"), bien loin du Carmen de Bizet (rappelons-nous du "si tu ne m'aimes pas, je t'aime " qui pourrait être tiré d'une chanson de Lara Fabian....). 

 

Cet opéra Eliogabalo est aussi truffé de clins d'oeil queer : 

- Le personnage de Lénia est interprété un homme (ce qui était toutefois courant à une certaine époque). Cette femme est une cougar qui s'éprend d'un homme plus jeune qui a choisi de répondre à ses avances par intérêt (un peu comme le Bel-ami de Maupassant)

- Le dictateur, Eliogabalo a un style et une voix androgyne détonnante par rapport aux autres rôles masculins qui sentent davantage la testostérone. 

- Mention spéciale aux décors et aux costumes assez sobres, clairement inspirés par le dessin animé les mondes engloutis (mis à part Alessandro Cesare qui a malheureusement piqué la garde-robe de Charlton Heston dans Moïse). 

 

Bref, nous sommes plongés dans une Rome antique moderne, qui nous rappelle qu'à l'époque, les genres étaient fluides et les pratiques sexuelles décomplexées. 

On aime beaucoup la mise en scène, les costumes, le texte. On aime beaucoup moins la fin de l'histoire qui voit, Alessandro Cesare, hériter du pouvoir alors qu'il passe son temps à ne surtout pas prendre de décision et ne pas agir .... Un peu comme un certain F.H. 

 

ELIOGABALO  Jusqu'au 15 octobre, palais Garnier. De 10 à 210 €.

 

 

 

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