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La justesse de "maitresse"

August 15, 2017

 

Décidément, les années 70 sont une mine d’or regorgeant de films d’auteur décalés abordant la question des sexualités créatives sans tabou et avec justesse. Le film de 1975 "Maitresse" de Barbet Schroeder entre dans la catégorie des "must see" comme le sont Salon Kitty, Portier de nuit ou encore Salo ou les 120 jours  etc … 

 

Même si la fin est ultra décevante, convenue et rassure le téléspectateur mâle cis-genre, j’ai beaucoup aimé ce film et je le conseille vivement à qui souhaite s’immiscer dans le quotidien d’une domina, un genre de "vis ma vie de maitresse" enjolivé et romancé : rituel de l’habillage et déshabillage, les rdv qui s’enchainent sans se ressembler, répondre au téléphone, 

 

Vers la 50ème minute du film, les réponses que le personnage d’Ariane donne lorsqu’on l’interroge sur son métier de dominatrice (car oui, c’est une profession au même titre que chanteur, acteur, contorsionniste peuvent être des passes-temps…) me semblent assez justes. 40 ans après, je pourrais répondre la même chose aux mêmes questions, en privilégiant le mot "fantasme" à lui de "folie" qu’elle emploie (mais qui rentre en résonance avec le DSM qui faisait rentrer les pratiquants du BDSM dans les maladies à soigner)

 

Le film aborde également la complexité de la relation avec le compagnon de vie. Ici, Olivier interprété par Depardieu souffre d’une poussée de testostérone dans la plus pure des traditions patriarcales. Il se démène pour ne pas perdre ce qu’il pense être les attributs de sa  "masculinité". Par exemple, il lutte pour conduire la voiture, comme si être au volant te fait porter la culotte.  Il semble en pleine dérive, sans passé, ni avenir, ni activité et ni argent, son attention est focalisée sur elle. A force d’inactivité, Il lui vient une idée lumineuse : Etre le sauveur d’une femme qui ne lui a rien demandé, l’imaginant sous le joug d’un proxénète. Il se propose de s’y substituer … Son Amour étant le garant de sa probité dans son activité de protecteur … moyennant une commission sur les revenus d’Ariane. Bref, le personnage d’Olivier est pathétique, j’imagine que le bon sexto humain qu’il doit être est son seul atout.

 

ATTENTION SPOILER

Barbet Schroeder choisit de laisser planer le doute sur l’existence d’un proxénète. J’aime l’idée que Gautier soit le père du fils de la Maitresse, lui conservant ainsi que le caractère libre et indépendant de cette travailleuse du sexe (ce qui es d’ailleurs le cas pour la majorité d’entre nous)

 

Pour lire une critique plus cinématographique, je vous invite à lire celle-ci

 

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