Rendez-vous avec le gagnant du jeu de l'avent


Credit : Thomas Decamps

J’ai eu la chance et l’immense honneur de rencontrer Maîtresse Axelle de Sade en étant l’heureux gagnant du concours du calendrier de l’avent. Le concept du jeu était simple: chaque jour il fallait trouver la réponse à une énigme/question en fouillant le site et le blog de Maîtresse Axelle. Lors des premiers jours de Décembre, je testais, par simple curiosité, mes compétences d’inspecteur, puis me laissais au final complètement prendre par le jeu. Je passais même pas mal de temps sur certaines énigmes, à écouter plusieurs fois une bande audio afin de compter des coups de paddle ou encore repasser une vidéo plus de 10 fois afin d’apercevoir des bougies dissimulées dans le Trois-mâts.


Quelle ne fût pas ma surprise lors du dernier jour de découvrir qu’il fallait passer de l’autre côté du miroir et devenir acteur, en prenant une photo de soi déguisé en sapin.

N’ayant pas de décorations de Noël à la maison, je décidais de laisser libre cours à mon imagination et me construisais un costume avec les éléments suivants:

  • un pull “moche” de Noël avec un sapin dessus

  • une cagoule en cuire ne laissant dépasser que les yeux et le nez (gwendoline hood)

  • une menotte de nez munie d’une longue chaîne qui tombait sur mes épaules

  • une guirlande lumineuse que j’avais enroulé autour de moi


Content d’avoir au final pu trouver un costume j’envoyais mes 24 réponses dans un mail, loin d’être confiant de la totalité de mes réponses ainsi que de mon costume.


Pourtant, quelques jours plus tard, mon cœur s'emballait en découvrant les résultats ainsi qu’un mail de Maîtresse Axelle me confirmant avoir remporté le concours. Elle me précisait que la photo avait fait la différence au finish par rapport à certaines autres réponses.

S'ensuivirent quelques échanges afin de nous découvrir (en partie avec le remplissage de la fameuse liste des possibles) ainsi que de fixer un rendez-vous. Là encore la chance me sourit, puisque nous trouvâmes un créneau libre le week-end même des résultats.

Le jour J arriva et je préparais mes affaires, c'est-à dire, à la demande de Maitresse Axelle, le déguisement complet qui m’avait permis de remporter le concours; excepté la guirlande car devant se brancher sur secteur afin de briller de ses milles-feus (nous avions convenu que Madame m’en prêterait une portable afin de compléter l’attirail).


(Passage au présent afin de rendre plus vivant le compte rendu)


En arrivant aux Trois-Mâts, je découvre à la fois le grand et magnifique antre mais surtout la prestance et la beauté de la Maîtresse Axelle. Il est difficile de décrire en simples mots ce que je ressens en découvrant le lieu et surtout sa propriétaire mais l’accueil est tout simplement parfait, parvenant à calmer en quelques minutes le stress et l'appréhension qui m'habitent.


Après un brin de toilette, j’enfile mon costume puis d’un pas hésitant je sors de la salle de bain afin de rejoindre Maîtresse Axelle. Je la vois, en contrebas, me dévisageant avec son sourire ravageur.

Vous me lancez alors “Descends me rejoindre, lentement et de manière sensuelle !”.

J’ai alors cette image extrêmement étrange et amusante à la fois du personnage de Belle dans la Belle et la Bête de Disney, descendant l’escalier sur la musique L'Histoire éternelle chantée par la théière. La majeure différence est l’inversion des rôles, c'est moi, la bête qui descend l’escalier afin de rejoindre la Belle.

Arrivé en bas, je tente même un ou deux tours sur moi même ce qui a l’effet de vous faire sourire.

C’est alors que vous me demandez de me tenir immobile puis Vous m'examinez sous toutes les coutures, j’ai alors vraiment l’impression d’être un sapin de Noël. Vous vous arrêtez particulièrement sur mon entrave de nez, vous questionnant sur son fonctionnement. Je vous tends alors l’outil qui permet son ouverture et vous explique. Vous le rangez soigneusement et je comprends alors que je garderai cette chaîne jusqu’au bout de notre séance.

Vous m’enlevez le pull, puis pendant de longues et importantes minutes vous m’expliquez tout ce que je dois savoir au bon déroulement d’une session. Vous me faites aussi comprendre que vous avez lu très attentivement mes attentes et mes limites (malgré mon utilisation plutôt maladroite des barèmes du questionnaire) et je comprends très rapidement que vous êtes parvenue à complètement saisir mes attentes: une grande attirance pour les contraintes accompagnées de soumission ou de tortures que je ne peux pas fuire, en particulier les jeux d’impacts et la canne. Vous me rappelez aussi mes limites et en particulier le fait que je ne peux pas porter de marques visibles ce qui peut sembler en contradiction avec les jeux d’impacts.

Pendant ces explications, vous jouez avec moi, avec mon corps, avec la chaîne qui pend de mon nez et avec mes sens. D'ailleur ma vue disparaît rapidement sous une de vos écharpes, nouée fortement autour de ma tête.

C’est alors que je me retrouve les mains très fortement attachées dans le dos en un “boxtie” qui montre toute votre dextérité en la matière. Avec ce simple bondage, je ne peux déjà plus beaucoup bouger le haut du corps, et c’est tout naturellement que vous vous amusez même à attacher ma chaine en hauteur me forçant à me tenir tout en levant la tête.


Puis je me retrouve à terre, pour cela vous me guidez et me mettez délicatement au sol, sur le dos où je repose sur mes bras croisés.

Bien entendu je suis encore trop libre de mes mouvements, du coup vous complétez mes contraintes par des cordes aux jambes puis, pour être certaines que je ne puisse plus du tout bouger, vous terminez par du cellophane enroulé autour de moi de la tête aux pieds.

Je pense à ce moment-là que nous sommes tous les deux contents du résultat, je peux à peine gigoter, et je suis donc totalement à votre merci.

Tout en me rappelant que je ne peux pas avoir de marque, vous saisissez plusieurs fouets de plusieurs textures et vous amusez à les faire claquer sur mon corps vulnérable. Les textures et les coups montent crescendo tout en restant plutôt tendres. Je lutte pour ne pas lever cette limite de marques et pouvoir ressentir pleinement la morsure de chacun de ces outils; la raison arrive cependant à gagner ce combat intérieur.

Vous retournez ensuite sur le ventre le saucisson que je suis, puis d’une voix à la fois sensuelle, suave et sadique je vous entends dire:

“Et maintenant la canne, cet objet qui vous fascine autant, peut être depuis longtemps.”

Vous avez raison, elle me fascine, mais pas forcément pour les raisons que vous vous imaginez alors. Pour moi c’est la simplicité de l’objet combiné à son extrême efficacité qui m’attire. Il n’y a pas moyen de tricher face à cela, l’impact lorsqu’il est correctement donné, procure une sensation de douleur qui parcourt tout le corps et de surcroît laisse de magnifique marques. Cependant je ne peux pas avoir de marques et en remplissant la liste des possibles, je me suis bien gardé de dire que les coups de canne sur les pieds étaient non seulement possibles mais m’attiraient au plus haut point.

Vous m’aviez dit n’être pas médium, cependant la phrase que vous prononcez à ce moment là s’y rapproche beaucoup:

“Il y a des moyens de ne pas laisser de traces visibles avec la canne, par exemple en tapotant doucement …” je sens alors quelques coups rapides sur mes fesses “... ou alors sur le dessous des pieds”. Mon cœur s’emballe, ce que je désirais en cachette, mais redoutais vient de se produire.

Vous me demandez alors de présenter mes plantes de pied et de les garder bien visibles et tendues. Les coups, d’abord tendres et rapides, s’intensifient pour devenir de plus en plus forts. J’avais jusqu’à là un sourire permanent derrière mon masque, celui-là commence alors à laisser place à de petites grimaces et une bouche qui tente de trouver un souffle réparateur. Cela dure plusieurs minutes, Vous alternez de temps en temps avec des coups (beaucoup) plus tendres sur mes fesses et je tente tant bien que mal de retenir mes cris et de garder les pieds bien tendus.

Les coups s’arrêtent brusquement, je peux remettre les pieds à terre et reprendre mon souffle. Comme l’esprit humain est étrange, alors que cette torture qui progressivement me poussait dans mes retranchements vient de prendre fin, je pense dans un coin de ma tête que je serais bien allé plus loin dans cette torture.

Pendant ce temps là, vous changez la musique, puis vous saisissez mes pieds et les attachez en hauteur en semi suspension de telle sorte à ce que ma voûte plantaire soit complètement exposée.

C’est alors que pour la deuxième fois en peu de temps vous lisez dans mon esprit comme dans un livre ouvert.

“Je ne pense pas que nous ne sommes pas allés assez loin, et je pense que nous serions tous les deux déçus de nous arrêter là”.

A peine cette phrase terminée, je sens la canne s’abattre assez violemment sur mes pieds. Je ne sais pas quoi penser, ma respiration s'accélère et j’essaie tant bien que mal de supporter la douleur.

Vous me dites alors: “Parfois j’aime donner des mots de code, juste pour qu’ils soient utilisés. Je ne pense pas m’arrêter avant d’avoir entendu ``Orange".

Je ne veux pas utiliser le mot de code, je veux aller aussi loin que possible, repousser mes limites, ressentir cette douleur qui m’attire et me fait peur.

La musique en fond change puis je vous entends ajouter: “Je ne m’arrête qu’au mot de code ou bien à la fin de cette musique…” plusieurs coups de cannes s’abattent sur les pieds, “... cette musique dure plus de 5 minutes”.

Je ne parviens plus à retenir mes râles, ils se transforment en cris, et presque en sanglots.

“J’adore les cris, je suis sadique, plus j’entends des cris ou des pleurs, plus j’ai envie de continuer”.

Je plonge, je crois savoir que le ressenti du subspace est différent pour chacun et peut se caractériser sous plusieurs formes. Pour ma part, je ne suis pas certain de l’avoir ressenti pleinement, mais j'atteins alors une bulle, une forme de plénitude, un repli sur soi, une sorte de monde secret. Cela n’est possible à mon sens qu’avec un guide, expert en la matière, un peu à l’image de Charon qui relie le monde des morts à celui des vivants: Maîtresse Axelle en ce moment est ce passeur (une petite parenthèse en écrivant ces lignes pour me dire si ce n’est pas ce même raisonnement qui a donné l’idée des “fouets de Charon”)

Ma respiration est très intense, j’ai rarement attendu la fin d’une musique avec autant d’impatience; je ne veux pas craquer!

Enfin, c’est la fin, les dernières notes s’accompagnent d’un énorme coup de canne sur mon pied droit, puis un tout aussi fort sur mon pied gauche pour “éviter toute jalousie entre les deux”.

J’ai les pieds très douloureux et gelés et vous me les détachez. Vous me demandez alors si tout va bien et je vous indique que mon épaule droite me fait assez mal. Vous me détachez (à regret pour moi je dois le dire) le haut du corps puis me retournez sur le dos.

Vous vous amusez alors avec mes pieds qui sont alors d’une sensibilité jamais ressentie jusque là. Je ne suis normalement pas chatouilleux de cette partie du corps, cependant là, le plus petit frôlement se répand à une vitesse folle le long de mes jambes jusque dans le haut de ma colonne vertebrable. Au bout d’à peine quelques secondes, je prononce le mot de code Orange pour arrêter cette torture (je suis un peu déçu, mais je pense que je n’étais alors plus en état mental de supporter plus de torture).

“Tiens j’ai envie de tester un truc”. Je vous entends aller chercher quelque chose à l’étage, puis revenir. Vous vous asseyez à califourchon sur mes jambes puis je sens une vibration sur mon sexe.

Vous remontez ensuite légèrement sur mon corps et j’ai l’immense honneur de vous sentir utiliser cette même vibration juste au dessus de moi pour vous faire plaisir. C’est tellement excitant, pendant de longues minutes nos souffles s'accélèrent, je fais passer mes mains libres derrière le dos afin de ressentir une contrainte invisible. Lorsque vous êtes pleinement satisfaite, vous vous relevez et arrêtez la vibration ne me laissant pas parvenir jusqu’à la jouissance (pour mon plus grand bonheur).

Je vous sens vous allonger à mes côtés sur ma gauche, puis me redonner l’usage de ma vision. Tout d’abord la lumière me pique les yeux, j’ai la tête qui tourne. Je ne sais pas si c’est lié au fait de ce retour brusque d’autant de clarté, l’excitation qui retombe progressivement ou le reste de la torture de tout à l’heure; je penche pour un savant mélange des trois. Encore allongé, je tourne ma tête et vous faites de même, un large sourire sur votre visage. Cet échange de regard reste gravé fortement dans ma mémoire. Tellement de choses s’échangent dans ces quelques secondes mutiques et pourtant si fortes.

On se relève doucement, puis je retire mon masque ainsi que mon entrave de nez.

Vous me prenez dans vos bras afin de finir de redescendre (ou de remonter à la surface au choix) puis vous m’invitez à prendre une douche et à me rhabiller .

Nous échangeons ensuite pendant quelques minutes sur plusieurs sujets, la conversation est à l’image de votre personne, intelligente, courtoise et intéressante.

Je quitte votre lieu et en rentrant chez moi, j’ai l’impression de porter sur moi les doux secrets d’un moment unique, magique et d’une force indescriptible.



COMMENTAIRE D'AXELLE DE SADE



Choisir entre les 3 gagnants du concours du calendrier de l'Avent n'était pas facile. Néanmoins, la photo de John Doe m'a convaincu que ce soumis promettait d'être exceptionnel : la mise en scène qu'il avait choisi était à la fois drôle et fétiche. L'image que vous voyez est retravailler afin de préserver l'anonymat de John Doe.


John Doe fut à la hauteur des attentes qu'il avait créées : son costume était plus joli en vrai mais, surtout, il était venu avec un accessoire que je n'avais jamais vu et qui m'a beaucoup plu : une pince-laisse à nez que je vous laisse découvrir dans ce lien-ci

Evidemment, je ne suis beaucoup amusée avec cet objet qui m'a servi à trimballer John Doe partout dans la salle du bal du donjon du trois-mâts.


Je dis souvent que le BDSM est une danse à deux et je dois avouer que la danse fut belle : au départ, le lot du concours était une heure de séance avec moi et finalement, j'ai gardé John Doe plus de deux heures ... Autant dire que je n'ai pas vu le temps passé avec lui.

Il parle de médiumnité dans son récit, je parlerai de connexion : je me connecte à l'autre pour décrypter ce qu'il se passe dans sa tête, dans son corps. John Doe est à ce titre un bon vivant.


Je suis contente du résultat de ce 1er jeu du calendrier de l'avent. Tenez-vous prêt-e pour de nouveaux jeux car je découvre ainsi de nouvelles personnes qui n'ont pas forcément le budget pour s'offrir un rendez-vous avec moi.



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