• Mademoiselle Capucine

Slow endurance : 50 minutes d'impact play

Cette nouvelle entrevue avec Maîtresse aXelle de Sade a, je crois, une signification particulière. En ce qui me concerne, une faiblesse de ma part au cours de la séance précédente m’a convaincu de prendre sur moi la (les) fois suivante(s) ; par ailleurs, au cours de cette rencontre, nous affrontons le problème que pose la mise en œuvre d’une « vraie » correction (enfin, pour l’avoir reçue, avec bonheur, j’en ai le sentiment). Cela fonctionne bien aussi parce que ma confiance en Elle est maintenant si grande que je puis enfin « lâcher prise ».

Cette fois-ci, le quartier du Trois-mats est nettement plus animé ; rien à voir avec la période de fin du confinement. Maîtresse aXelle me demande de poser mes « affaires » (un sac rempli d’accessoires) sur sa grande table et choisit les vêtements qu’Elle souhaite me voir porter ; comme je porte déjà les bas et la culotte (noirs) qu’Elle m’a demandé d’enfiler dès le matin, il reste à choisir les gants (rouges) et le foulard (noir). Je n’oublie cette fois pas la douche et redescend de la salle de bain dans une classique tenue de Capucine et avec (je que je crois être) une démarche de mannequin.

Maîtresse aXelle me boucle au cou mon collier de posture et détaille le programme qu’Elle a prévu. Tout d’abord, je l’aiderai à finir de s’habiller. Puis, le programme de dressage proprement dit se déroulera en trois phases :

- 1. Un programme de jeux d’impact dit « slow endurance » : cinquante (50) minutes de correction, liée (je passe au féminin, car à ce moment je suis devenu Capucine à part entière) sur le prie-Dieu (dont le capitonnage très XIXème siècle m’a dès l’abord l’air d’un confort douteux); Maîtresse aXelle précise qu’Elle arrêtera le chronomètre pendant les interruptions de l’action (pauses, peu nombreuses, choix d’un nouvel instrument de supplice, bâillonnage, resserrement des liens, verres d’eau), ceci afin qu’il y ait bien 50 minutes de coups, pas une seconde de moins. Pendant cette séance, je porterai un plug ; si je l’évacue, Maîtresse aXelle le remplacera par une autre, plus gros ; Elle me prévient qu’un autre membre du cheptel a ainsi changé de plug sept fois.

- 2. Puis je serai liée en suspension par le harnais de tête, contraint par un « humbler » et violée;

- 3. Un épisode « uro » est prévu en conclusion.

Comme nos derniers échanges évoquaient tous ces thèmes, je ne suis pas surpris ; la durée de la correction prévue ne m’effraye pas, signe de la confiance que je place en cette femme adorable.

Bref (dis-je avant de commencer un long récit, mais c’est que le préambule est de taille), Maîtresse aXelle me confie ses superbes jambes, je retire ses escarpins, masse ses pieds, les embrasse, les mords, avale ses orteils puis enfile ses bas et agrafe ses porte-jarretelles. j’ai rarement des missions si agréables à remplir et Maîtresse aXelle se laisse faire avec douceur et bienveillance.

Maîtresse aXelle me prépare pour la correction en m’attachant à genoux sur le prie-Dieu. Mes poignets sont fixés par devant dans mes impitoyables menottes irlandaises, mes jambes et chevilles sont liés étroitement aux montants et pieds du prie-Dieu, ma tête est prise dans un harnais suspendu au plafond et un crochet de nez achève de la fixer ; au premier tiers de la correction, on ajoutera un bâillon-boule, lui-même bientôt remplacé par un autre plus gros. Enfin, Maîtresse aXelle me pose un plug de taille modeste. Bref, on prend soin de moi. Je n’ai pas besoin de compter les coups puisque c’est la durée qui sert de référence. Le temps écoulé me sera bien visible sur l’écran du smartphone de Maîtresse aXelle, qui arrêtera ponctuellement le chronomètre à chaque interruption. Maîtresse aXelle profite de cette période de préparation pour me demander de lui réciter un poème qu’Elle m’a demandé d’écrire pour Elle et que je livre ci-dessous :

A Maîtresse aXelle de Sade

« Elle »ou « Le mauvais sujet »

je Vous ai irritée, Maîtresse aXelle

A Venise, dans la Chine ou à Villebelle,

Sous nos rois ou sous les comtes de Champagne,

A la ville, à la mer ou la campagne.

Vous êtes blonde et bleue, Maîtresse aXelle,

Avec un peu de rouge, Vous êtes belle,

Votre cou de reine et Vos yeux candides,

Vos doigts de vermeil comme dans l’Eneide.

je Vous ai rêvée, Maîtresse aXelle

Vous alliez, toute à Vos prochains duels,

Dans la rue sans fin et tous Vous voyaient belle,

Comme ici je Vous vois Maîtresse aXelle.

Punissez-moi, pas de pitié, Maîtresse aXelle

Prenez le fer, prenez le froid, prenez le feu,

Faîtes crier celui qui croit que c’est un jeu,

Celui qui Vous a irritée, Maîtresse aXelle.

Après cet intermède littéraire, Maîtresse aXelle commence à me travailler avec divers martinets sur tout le corps ; c’est un échauffement rassurant ; puis, Maîtresse aXelle passe à la cravache, puis au paddle (avec lequel Elle me fait une démonstration explicative de la manière de faire mal en insistant longuement sur un même point d’impact, dans ce cas précis c’est en-dessous de l’épaule droite), puis à la canne, puis au fouet « single tail ». Préalablement, Maîtresse aXelle s’est inquiétée de savoir si Elle pouvait me causer des marques et j’ai répondu que oui, les contusions et ecchymoses (les bleus autrement dit) me convenaient. Il était aussi entendu que tout le corps pouvait être frappé – mais Maîtresse aXelle se concentrera sur la partie dorsale – du haut du dos jusqu’au bas des cuisses) de mon individu (laissant peut-être ses chances au devant du corps pour une prochaine séance).

A la 20eme minute, on fait une pause bienvenue. j’ai réussi à garder le silence pendant les 5 ou 10 premières minutes où tout se passait sans grande douleur, après quoi j’ai commencé à grogner (et Maîtresse aXelle m’a alors bâillonné, interrompant le chronomètre pendant les quelques minutes nécessaires), puis à « chouiner » (un terme utilisé par Maîtresse aXelle et dont l’existence me semblait improbable, mais que le Larousse définit comme « geindre, pleurer, en parlant d’un enfant ») sous le bâillon, puis à remuer dans mes liens – moins pour échapper aux coups (un challenge impossible) que pour chercher une position plus confortable, le capitonnage du prie-Dieu étant décidément défoncé. Maîtresse aXelle frappe imperturbablement et de plus en plus fort mes fesses, le haut de mes cuisses et le haut de mon dos. Entretemps, j’ai évacué le plug et Maîtresse aXelle l’a remplacé (interrompant de nouveau le chronomètre) par un autre plus facile à conserver (au point que – voulant l’évacuer plus tard pour obtenir un répit dans ma correction je n’y parviendrai même pas, le petit salaud refusant de se laisser éjecter). Ca Vous semble douloureux et ça l’est ; et c’est en même temps un immense plaisir !

A la 30ème ou 40ème minute, un rictus, un chouinage plus fort, un brusque mouvement de détresse (causé par une douleur devenue insupportable au genou gauche) alerte Maîtresse aXelle qui me change de position. Je me retrouve allongé sur le ventre sur sa haute banquette, les bras dans le vide et les mains toujours menottées, les jambes maintenues par une barre d’écartement, le corps fixé à la banquette par un jeu de sandows très tendus. Dans cette position, mon dos et mes fesses font une cible parfaite pour le fouet single-tail qui commence à se promener un peu partout, me causant des cinglements et brulures cuisants. Le chronomètre est sous mes yeux et les secondes se succèdent bien lentement tandis que je ne peux plus me retenir de crier à chaque coup et de gémir entre les coups (et, n’étant plus bâillonné, cela devient bruyant). Pendant cette flagellation, je ne cesse d’éprouver mes liens, trouvant de l’excitation et du réconfort dans certains points d’appui particulièrement fermes – dans la première position le harnais de tête, dans la seconde la barre d’écartement entre mes chevilles. J’espère que cette scène plaît autant aux amateurs de punition qu’elle m’a plu à moi.

On comprendra que, lorsque le chronomètre s’est arrêté avec un frais tintement indiquant la fin des 50 minutes de punition (mais, en comptant les arrêts de jeu, nous en étions plutôt à 1h 15 ou plus), j’étais content. Je remarquais qu’avec l’arrêt des coups, la douleur s’envola tout de suite.

Maîtresse aXelle passe alors sans grand délai à la deuxième phase de son programme. Le temps commençant à manquer, Elle fait l’impasse sur l’immobilisation qu’Elle avait prévue, s’équipe de son strap-on et me rejoint sur la banquette. Là commence une scène que ma pudeur me pousserait normalement à passer sous silence, ou presque, à ne mentionner qu’en quelques mots évocateurs mais peu précis ; mais j’ai lu le doux reproche que me fait Maîtresse aXelle de ma trop grande pudeur et je choisis, cette fois-ci (mais pas forcément les suivantes), d’être plus précis et explicite. Que les âmes aussi prudes que la mienne cessent donc ici leur lecture et ne la reprenne qu’après avoir sauté (!) les deux paragraphes suivants.

Maîtresse aXelle est un amant directif. Elle passe naturellement au tutoiement de possession ; sa petite sissie, Elle la gifle si Elle la trouve indocile ; sa voix est douce, basse, pressante, son ton sans réplique. Elle m’abaisse la tête vers le gode (un accessoire que j’ai apporté mais qui, curieusement, me paraît plus imposant lorsqu’il est porté par Maîtresse aXelle) et me l’enfonce dans la bouche jusqu’à la glotte et je suffoque (« tu ne fais pas les gorges-profondes », ce qui signifie, « tu vas apprendre à faire les gorges-profondes »). Elle me force à avaler le gode en me tirant brusquement par mon collier, s’enfonçant dix ou quinze fois de suite dans le fond de ma gorge ; je me retire à chaque fois, un réflexe de suffocation éjecte le gode lorsqu’il touche le fond de la gorge, mais – pouvoir de l’humiliation sur ma nature masochiste – je prends du plaisir à être ainsi forcée, à être traitée sans la moindre considération, à être quasiment violée (alors que l’inconfort physique demeure inchangé à la quinzième tentative).

Maîtresse aXelle passe alors derrière moi (qui suis à quatre pattes) et me demande de m’offrir. Sans trop de précautions (elle sait que c’est mon calibre), Elle enfonce le gode jusqu’à sa base dans mon fondement. Au passage de la partie la plus renflée, j’éprouve le plaisir de l’étirement de la chair élastique ; puis Maîtresse aXelle commence un classique va-et-vient court assez rapide, une technique qui n’est pas ma préférée – et que je lui suggère, en prenant les commandes avec mes reins, de remplacer par un lent va-et-vient long (le gode sortant presque complètement avant de s’enfoncer de nouveau jusqu’au bout) : deux écoles s’affrontent dans un seul fondement, en quelque sorte. La chaleur du corps de Maîtresse aXelle sur ma peau me ravit, mais Elle semble avoir décidé que je ne jouirais pas cette fois-ci, aussi Elle se retire et annonce la 3ème phase.

Nous montons alors à l’étage et dans la salle de bains et je m’installe dans la baignoire. Prenant de grands risques dans l’escalade de la baignoire, Maîtresse aXelle, telle Maurice Herzog prenant possession du sommet de l’Anapurna, découvre son intimité et urine sur votre serviteur (ou servante), dans un éclaboussement salé et odorant qui conclut cette magnifique journée.

Quel bonheur, ma chère Maîtresse ! Quelle dominatrice extraordinaire, audacieuse, déterminée, sensible, prête à tous les risques (l’épisode de la baignoire le montre) ! C’est parce que Vous êtes d’abord une femme extraordinaire.

Je quitte Maîtresse aXelle, assez fatigué, heureux comme tout. Auparavant, Elle me donne un gage – que je passe sous silence maintenant. Je Vous adore ma belle Maîtresse aXelle.

COMMENTAIRE D'AXELLE DE SADE :

Il y a un gap entre le fantasme et la réalité. Souvent, soumis se pense plus endurant qu'il n'est ...

Mademoiselle Capucine avait exprimé le souhait d'être durement punie malgré sa défaillance précédente. J'ai donc laissé exprimé mon sadisme, le refrénant parfois afin que la Capucine puisse tenir son challenge des 50 minutes d'impact play. Elle a effectivement chouiné et crié.

Un point important : si la position est inconfortable, il faut me le dire !! La souffrance qui n'est pas de mon fait, ne m'intéresse pas enfin !

Pour terminer, Mademoiselle Capucine n'a pas été autorisée à se répandre à mes pieds à la fin de la séance. J'avais décidé que cette récompense serait décalée dans le temps : Au cours de la semaine, je lui ai envoyé 3 semaines en lui disant "C'EST L'HEURE", signal pour elle d'aller se masturber dans les 10 minutes suivant la réception du message, quelque soit l'endroit.

Elle a encore failli une fois : en effet, je lui ai envoyé 2 SMS la même journée ... La 2ème fois, elle était trop vide pour répondre à ma demande... Ah sacrée Capucine !

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© 2020 par aXelle de Sade

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